« Tout accident est un accident en trop », a martelé Jean-François Monteils, président du directoire de la Société des grands projets (SGP). Lors de son allocution d’ouverture des Rencontres 2025 de la Sécurité du Grand Paris Express (GPE), organisées le 3 mars à Paris, il a notamment évoqué les accidents mortels qui ont endeuillé en mai 2023 les chantiers du GPE. Pour y remédier, des travaux de plusieurs mois ont été menés avec tous les partenaires pour identifier les problématiques à traiter. Cette démarche collective s’est incarnée dans la création du Conseil de Sécurité des chantiers où la priorité de la sécurité au travail des salariés intérimaires du BTP s’est vue confirmer. Et pour cause, leur sinistralité est deux fois supérieure à celle des salariés intérimaires tous secteurs confondus, dont l’accidentologie est déjà supérieure à la moyenne, a souligné Gilles Lafon, président de Prism’emploi.
Pour engager une vraie dynamique de progrès en matière de sécurité au travail des salariés intérimaires du BTP, la SGP, l’organisation professionnelle Prism’emploi, et l’OPPBTP, organisme paritaire des branches bâtiment et travaux publics, ont donc noué un partenariat inédit, puisqu’il associe à la fois un maître d’ouvrage – et pas des moindres –, les entreprises du secteur du travail temporaire et les entreprises utilisatrices du BTP. « C’est cette relation à trois, qui rend l’organisation du travail un peu plus compliquée, et donc l’équation de la sécurité des intérimaires plus complexe », admet Paul Duphil, secrétaire général de l’OPPBTP.
Lire le communiqué de presse de l'OPPBTP sur ce sujet.